• La première impression qui nous vient quand on se trouve en présence des oeuvres picturales de Najia Bennis est qu'un univers habituellement invisible nous est donne à voir comme à travers un voile devenu transparent.
  • Hantée, Najia Bennis l'est certainement, non pas par qui l'on pense, mais par les formes qui peuplent son imaginaire tourmenté. Tout au long de son parcours artistique, depuis les premiers essais de Marseille (où elle a obtenu, en 1978, le Diplôme Supérieur d'Expression Plastique à l’École d'Art et d'Architecture de Marseille-Luminy) jusqu'à ce jour, en une production qui s'étend sur plus de vingt-cinq ans, Najia Bennis, par des étapes différentes, mais avec une fidélité ombrageuse à sa vision, s'est efforcée de transcrire, furieusement, fébrilement, son monde intérieur sur sa toile.
  • Peintre de la spontanéité, de la fièvre et de l’élan gestuel, Najia Bennis projète devant nos yeux un univers onirique traversé d'ombres sans visages, où des cérémonies mystérieuses, des rassemblements, des processions, des fêtes et des danses mettent en scène une humanité comme envoûtée, inquiétante, mais animée d'une vie intense.
  • Automatique, à l’instar de l’écriture que les surréalistes ont pratiquée systématiquement, c'est ainsi qu'il convient de l’artiste, naissent sans plan préconçu, ces compositions qui prennent forme au gré de ses états d'âme, sont autant de portraits d'elle-même.
  • Comme les rêves, les tableaux de Najia Bennis n'ont pas de titres, se refusant à interposer entre ses songes picturaux et notre regard l’écran des mots, trop respectueuse de la liberté de l’imagination pour diriger la nôtre, elle nous met de plain-pied avec le plus vif de sa sensibilité, et c'est son voeu que le spectateur, comme dans un miroir, y plonge pour faire retour sur soi.
  • Et c'est ce don sans mesure d'elle-même, ce désir ardent de communier avec l’autre, et la sincérité dont toute son oeuvre est empreinte, qui nous rendent l’art et la personne de Najia Bennis si attachants.
  • La peinture de Najia Bennis est une peinture de l'exubérance, du rythme de la spontanéité, de la force vive des couleurs et du geste.
  • C'est une peinture qui s'étale parfois sur plusieurs mètres, composée d'arabesques, utilisant les couleurs primaires, et dans laquelle on devine des courbes, des formes et toujours le mouvement. Car sa peinture bouge, évolue, s'étale, se lit ou se parcourt.
  • Sur un mur, en effet, étalée sur plusieurs mètres, une peinture pouvant évoquer un Pollock, exprime sa recherche, les étapes d'une période de sa vie, ses gaietés. Tout aussi bien que ses angoisses.
  • Puis, expliquant son rapport avec ses oeuvres, l’artiste ajoute: "Je cherche le mouvement, et le mouvement c'est la vie qui ne s'arrête qu'avec la mort; alors un jour j'ai décidé de déchirer mon tableau, de le couper, de l'arrêter avant que ce ne soit lui qui m'arrête dans mon élan".
  • Najia Chraïbi-Bennis travaille avec les mains la couleur qu'elle étale sur les toiles posées par terre. Ce contact avec la matière, avec la toile exprime bien cette exubérance, cette force que l'on sent dans sa peinture qui exprime si bien la vie.najia
  • En voici un petit apercu
  • Avant de vous quitter,je tiens à vous montrer une ancienne petite aquarelle que j'avais faite il ya 8 mois ( elle se trouve dans la rubrique à droite,peintures)
  • que j'ai du refaire 3fois pour faire plaisir à des amies ,l'interpretation ne fut pas la copie conforme ,mais elles furent satisfaites et rien ne me fait plus plaisir que de rendre mes amies heureuses
  • elle s'appelait reflets et transparences
  • Merci encore pour tout vos gentils mots durant cette absence involontaire aleas de la vie oblige ,merci encore et j'espère que ce billet vous a plu
  • gros bisous bonne semaine
  • najia bennis merci à erwan pour ce nouveau lien