• Bonjour ce samedi ,journeé à marrakech et plus particulièrement
  • dans les jardins de majorèlle
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  • Marrakech
  • Capitale touristique du Maroc, Marrakech a donné son nom au pays, qui viendrait de la déformation de la prononciation espagnole " Marruecos ". Avant que Youssef Ibn Tachfine, leader almoravide, ne la choisisse comme capitale du royaume en 1062, la ville n'était rien d'autre qu'un simple camp de caravaniers pendant des siècles.
  • Aujourd'hui, la ville ocre est la destination préférée des jet-setteurs du monde entier et fait l'objet d'une intense spéculation immobilière. Marrakech est-elle en train de vendre son âme ? Dès les années 20, elle fut le rendez-vous de millionnaires et d'aristocrates en quête d'un Orient idéalisé. Jacques Majorelle, complètement fasciné, y établit définitivement son refuge en 1923. Comme lui, nombreux sont les étrangers qui se sont laissé ensorceler par sa beauté, sa lumière et l'atmosphère raffinée de ses hôtels comme la Mamounia. De cet endroit magnifique, Sir Winston Churchill fut l'amoureux le plus célèbre et le plus assidu. Il prit même ses pinceaux afin de capter la magie de ses jardins à la lumière d'un coucher de soleil rougeoyant. Converti à cette passion pour la belle Rouge, le général de Gaulle vint également y séjourner avec Roosevelt après la conférence de Casablanca en 1943. Beaucoup de " grands " de ce monde furent séduits au point de revenir très régulièrement comme les époux Reagan, la princesse Caroline de Monaco, le prince Naruhito du Japon ou encore Nelson Mandela et Desmond Tutu. La ville a aussi attiré beaucoup de réalisateurs français et américains. Marlene Dietrich tourna dans "Cœurs brûlés" en 1930. Eric Von Stroheim y filma " Alerte au Sud " en 1953 et Hitchcock y fit " L'homme qui en savait trop ". En 1968, le groupe de rock Crosby, Still, Nash and Young y écrit sa chanson "Marrakech Express ". Marrakech inspire…
  • Jacques Majorelle le premier arrivé
  • Originaire de Nancy, Jacques Majorelle grandit dans la mouvance Art Nouveau dont l'un de chefs de file est son propre père. Etudes à Paris, voyages en Espagne, en Italie, en Egypte, Majorelle devient un exilé volontaire qui trouve ainsi sa voie. La belle Rouge va le révéler à lui-même. Venu une première fois à Marrakech en 1917 pour se remettre d'une maladie pulmonaire, il s'y installe définitivement en 1923, en bordure de la palmeraie. C'est dans le cadre merveilleux de son jardin, où il a réuni toutes sortes de plantes exotiques les plus rares, qu'il s'épanouit au rythme des couleurs chaudes et du silence de la nature. C'est sans doute sa plus belle création, sauvegardée par le mécénat discret d'Yves Saint Laurent et Pierre Bergé. Très vite, il s'intégra à la fois dans les communautés européenne et arabe où il est reçu par Lyautey et le Glaoui. Subjugué par la lumière, les odeurs, les lieux, il a voulu témoigner par ses toiles de l'authenticité des habitants de la ville, saisir leur quotidien, peindre les marchés, les souks, décrire cette activité incessante qui l'enchante.
  • Yves Saint Laurent L'éternel amoureux
  • Entre Yves Saint Laurent et Marrakech c'est une longue histoire d'amour qui débute en 1966 lorsque le couturier et son compagnon foulent pour la première fois le sol de la ville. Neuf jours après leur installation, ils achètent leur premier nid de villégiature dans la médina : " Dar El Hanch ". Mais très vite, ils découvrent la ville et surtout les jardins de Majorelle. Ce n'est que 14 ans plus tard, en apprenant qu'il allaient être vendus et transformés en hôtel, qu'ils décident de les racheter, les sauvant ainsi des spéculations immobilières. Commencent alors les travaux de restauration, avec l'aide de l'ethnobotaniste Abderrazak Benchaâbane. En 1999, Bergé pense à l'aménagement de la flore et aussi au mode d'administration des jardins. Ceux-ci avaient été cédés en 1997 à un Trust anglais "The Majorelle Trust". Il fallait donc réfléchir à une forme juridique appropriée à ce rachat. En mars 2000, ils décident de les restaurer en les dotant d'importants moyens. Pendant 9 mois, des équipes de jour et de nuit installent des systèmes d'irrigation automatique qui permettent la réduction de 40 % des dépenses d'eau. Certaines curiosités botaniques ont été importées des cinq continents. La flore des jardins passe ainsi de 135 espèces en 1999, à 300. Tous les bassins sont repeints (pour garder l'esprit Majorelle) et aménagés avec une végétation hydrophile. Le décorateur Bill Willis a modifié l'entrée des jardins pour préserver leur mystère (on les découvre peu à peu). Depuis, Pierre Bergé et Yves Saint Laurent ont légué les jardins au patrimoine marocain. Aujourd'hui, une équipe de vingt jardiniers travaille à leur entretien quotidiennement. Même s'ils ont délaissé Marrakech pour une propriété à Tanger, le couple y séjourne très souvent encore.
  • Winston Churchill ... et la Mamounia
  • C'est en convalescence suite à un malaise cardiaque que Winston Churchill découvre pour la première fois Marrakech en janvier 1944. Il y restera quelque temps. En décembre 1943, alors qu'il se trouve à Tunis, une nouvelle crise cardiaque fait craindre pour sa vie. Après 15 jours de convalescence à la Mamounia, il est à nouveau sur pied. En ce début des années cinquante, l'hôtel Mamounia était fortement marqué par la présence régulière de Winston Churchill qui y louait un immense et somptueux appartement une partie de l'année. Il consacrait beaucoup de temps à sa passion, la peinture, inspirée par la lumière exceptionnelle de ce lieu magique. Depuis, Churchill et la Mamounia sont devenus indissociables dans l'imaginaire populaire. Il qualifiera d'ailleurs le palace de plus beau lieu du monde, devenant ainsi son meilleur publicitaire. La suite où il a séjourné a été transformée en petit musée à sa mémoire. Les touristes, et surtout les Britanniques, viennent coucher dans son lit, dans un décor très british, pour 1500 euros.
  • Jamel Debbouze Le mariage de l'année
  • C'est dans sa somptueuse demeure en dehors de Marrakech que l'humoriste franco-marocain, Jamel Debbouze, a célébré ses noces avec sa dulcinée Safia. La cérémonie a eu lieu en grande pompe dans le cadre idyllique de son riad à Marrakech et a vu la présence de plusieurs stars du show biz et du one-man-show international. Ainsi, on a pu voir Nicolas Anelka, Henri Salvador, Alain Chabat, Gad El Maleh ou encore Gérard Depardieu. Le boom de Marrakech lui doit beaucoup. C'est lui qui prend en charge, quelques mois après le 11 septembre 2001, l'organisation de l'anniversaire de Puff Daddy dans la ville ocre alors que le gouvernement américain conseillait à ses ressortissants de ne pas aller dans les pays du Maghreb. Un Boeing a été affrété en un temps record pour transporter les invités, la ligne Marrakech - New York n'existant pas. Plus de 500 invités ont fait la fête pendant 4 jours.
  • Alfred Hitchcock Il en savait trop
  • Pour le remake de son film éponyme " L'homme qui en savait trop " réalisé en 1934, le grand maître du suspense a choisi d'ancrer son intrigue au cœur du souk de Marrakech. C'est dans un salon du restaurant Dar Essalam que Hitchcock tourna une partie du long métrage en 1956. On reste rivé à son fauteuil jusqu'à « The End » à la projection de ce petit bijou d'espionnage. maroc hebdo
  • J'espère que cette petite ballade dans la ville rouge vous aura plu ,mais rien ne vaut un petit week end dans cette ville monochrome ,bisous et bon we
jardins de majorelle